19h22 CEST
05/04/2025
Place à l'Europe: le Paris SG a remporté dès samedi et la 28e journée son 13e titre de champion de France, après sa victoire 1-0 contre Angers au Parc des princes, se tournant désormais pleinement vers la Ligue des champions.
Le but du titre a été marqué après la pause par Désiré Doué, qui a repris de volée aux six mètres un centre de Khvicha Kvaratskhelia (55e). Les Parisiens ne peuvent désormais plus être rattrapés par leur dauphin Monaco, qui compte 24 points de retard et n'a plus que sept matches à disputer.
Avec déjà 74 points, le club de la capitale devrait largement dépasser son propre record de 76 points, obtenu l'an dernier, dans un championnat à 18 clubs. En revanche, il sera impossible de dépasser le record absolu de 96 points de la saison 2015-16, à 20 clubs.
Mais Paris obtiendra un meilleur ratio, de plus de 2,52 points, s'il atteint 86 points, soit 15 à prendre en sept matches, un but atteignable pour cette équipe-là.
Toujours invaincu en L1, le PSG peut aussi chasser le fameux record d'invincibilité et devenir la seule équipe française à être invaincue sur une toute une saison.
"Il y a des records qui ne m'intéressaient pas jusqu'à aujourd'hui. Mais à partir de maintenant, je ne pense pas qu'il y ait une meilleure motivation pour nous que d'essayer de rester invaincus tout au long du championnat", avait assuré vendredi Luis Enrique pour la première fois de la saison.
- Dembélé, premier artisan -
Afin d'étendre un peu plus sa domination hexagonale - 11 titres depuis l'arrivée de Qatar Sports Investments en 2011 -, le PSG a écoeuré cette saison ses rivaux, battant Monaco, l'OM ou encore Lille deux fois.
Les cadres Ousmane Dembélé ou Vitinha ont survolé le championnat, aidés par des recrues rapidement opérationnelles comme Joao Neves, Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia.
Le départ de Kylian Mbappé cet été n'a jamais pesé: l'actuel meilleur buteur de L1 est Ousmane Dembélé (21 buts) et le meilleur passeur est Bradley Barcola (9 passes), qui est aussi à 13 buts et à la 4e place du classement.
Défendre et attaquer à dix comme le demande l'entraîneur est une "idée attractive pour tous les joueurs, il y a aussi la direction sportive, qui a ciblé les joueurs avec le profil que nous recherchions", s'est réjoui Luis Enrique.
- Gare au relâchement -
Avoir sécurisé le titre est symboliquement précieux pour Paris, qui lorgne une échéance bien plus prestigieuse.
Il y aura bien sûr la finale de Coupe de France le 24 mai face à Reims. Mais, surtout, Paris entend faire fructifier ses récentes performances en Ligue des champions, comme sa remontée contre Manchester City dans un Parc incandescent le 22 janvier (4-2) et sa qualification héroïque à Anfield contre Liverpool le 11 mars.
Il s'agira d'enchaîner contre Aston Villa en quarts de finale mercredi, puis le 15 avril. Un adversaire a priori abordable, d'autant que Luis Enrique chasse jour après jour le relâchement potentiel de ses joueurs.
"Maintenir ce bilan sans défaite nous aidera à être prêts en Coupe de France, dont la finale aura lieu fin mai, et en Ligue des champions, si nous parvenons à atteindre les demi-finales", a d'ailleurs reconnu vendredi l'Espagnol.
C'est la grande affaire de la fin de saison. Paris court toujours après une première Ligue des champions, mais ses performances depuis décembre lui donnent des raisons de l'espérer cette fois-ci. Son fond de jeu séduit bien davantage que l'an dernier, quand le club avait pourtant atteint la demi-finale mais davantage porté par ses individualités.
Samedi dernier à Saint-Etienne puis mardi face à Dunkerque en Coupe de France, le PSG a d'ailleurs montré qu'il ne déviait pas de sa trajectoire, malgré la trêve internationale - pendant laquelle ses joueurs ont été très utilisés en sélection. Après avoir été dominé en première période, Paris a repris ses bonnes habitudes en enfilant les buts comme les perles.
A Paris de faire de ce treizième titre de championnat un chiffre porte-bonheur.