08h12 CEST
04/04/2025
Dominé à Monaco samedi mais aussi à domicile par Lyon le 9 mars, incapable de battre Auxerre pour sa dernière sortie à l'Allianz Riviera, Nice, toujours 4e de L1, doit s'imposer contre Nantes vendredi en ouverture de la 28e journée sous peine de sombrer au classement.
Franck Haise le répète depuis des semaines, "un championnat est si long qu'au terme de 34 journées, on a ce qu'on mérite". Après la défaite à Monaco (2-1), il a vu que ses joueurs termineraient la saison avec beaucoup de regrets s'ils continuaient ainsi. Comme s'ils étaient rattrapés par l'enjeu d'accrocher une place en Ligue des champions.
"Le classement sera ce qu'il sera, dit-il. Je n'ai pas changé d'ambition: finir le plus haut possible. Mais pour ça, il faut qu'on se focalise sur le jeu."
Et arrêter de se polluer l'esprit avec trop de questions. "Pour certains, je pense que l'enjeu a certainement pris un peu le pas (sur le jeu, ndlr), indique Haise. Les choses doivent être claires. Le jeu, c'est bien défendre, attaquer, courir, se replacer, avancer, mettre du monde en surface adverse. Quand on fait ça, on est à notre niveau, et on pose des problèmes à beaucoup d'équipes."
Mais l'entraîneur voit sa formation jouer "latéralement quand il faut jouer vers l'avant, vers l'arrière quand il faut jouer latéralement". "On avance moins vite, on sort moins vite, on met une touche de plus quand il faut en enlever une, analyse-t-il. Ce n'est pas lié à la qualité, c'est lié en partie à la tête."
- "Frein à main" -
Même si Dante, exclu à Monaco, sera absent vendredi, Haise pourra compter sur Hicham Boudaoui, mis au repos après ses rencontres avec la sélection algérienne. Pour lui, "tous les milieux de terrain sont meilleurs quand il y a Hicham à côté d'eux".
Capable de sortir proprement le ballon sous pression, il sera l'élément moteur d'une équipe qui a eu "du mal à exister" dans le derby. "Notre incapacité à mettre la pression plus haut, à mieux sortir les ballons, ça m'a surpris", reconnaît Haise, qui évoque "des joueurs moins en forme".
Paradoxalement, s'il n'a jamais eu un effectif aussi dense cette saison, les entrants n'apportent pas toujours ce qu'ils devraient. "Quand il y a plus de concurrence, il faut que chacun l'accepte, insiste l'entraîneur. Accepter, c'est se permettre d'être bon quand on rentre. Or, parfois, avec la frustration, on veut trop en faire. Ce n'est pas ce qu'il faut. Il faut juste bien faire."
En ville, le club a mobilisé ses supporteurs avec une campagne d'affichage au slogan explicite: "Ensemble et maintenant". Et Haise cautionne: "Le message est clair aussi pour mon vestiaire: +On envoie+. Il ne pourra y avoir que des bonnes nouvelles. Sinon, c'est la vie. Il faudra recommencer l'année d'après".
Donc "jouons nos matches à fond, sans arrière-pensée, poursuit-il. On peut décrocher un cran du frein à main" pour "qu'il y ait zéro regret quand on va se quitter le 18 mai".
Il demande à ses joueurs de vivre "les sept matches qui restent avec du plaisir, de l'engagement, du jeu". "S'il y a des équipes meilleures que nous, ce ne sera pas la fin du monde. Mais il faut qu'elles soient meilleures", souligne-t-il.